‹ Proverbes dramatiques de CarmontelleChapitre 210 sur 255 · BI. DE SAINT-CLET · texte numérisé non relu

BI. DE SAINT-CLET

Comment?

M^û DE COURVILLERS.

Vous ne savez pas ce qui doit nous arriver : on va nous séparer, on me marie.

M. DE SAINT-CLET.

Ociel!

M'^e DE COURVILLERS.

Et ce ne peut être avec vous j votre fortune n'est pas assez cousidérahie , pour que nous puissions nous en flatter.

M. DE SAINT-CLET.

Vous me faites sentir un malheur auquel je n avais pas encore penséj celui de n'être pas riche.

M"e DE COURVILLERS.

Que je hais ce hien que tant de gens désirent! Et que celui que j'aurai, va me rendre malheureuse!

M. DE SAINT-CLET.

Que saAOns-nous, si le temps....

M"'e DE COURVILLERS.

Le temps? Eh, c'est dans peu qu'on veut me marier. Je vais demander à retourner au couvent : oui, je me ferai religieuse, plutôt que de consentir à en épouser jamais un autre que vous.

M. DE SAINT-CLET.

Quoi, vous ne cesserez point de m'aimer?

M^le DE COURVILLERS-

Non. je vous le jure.

Ah , je suis trop heureux î (II lui baise la main.)

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