M. DESPREUILS, M™« DENERÉE, LE CHEVALIER, M-"» BABAS, LE BRUN
M"« DENERÉE.
Nous avons tout entendu. Mon oncle dort-il tout de bon?
LE BRUN
Je vous en réponds.
LE CHEVALIER
Il ne faut pas le réveiller.
M™e BABAS.
Oh î il n'y a rien à craindre; quand il dort une fois, on tirerait le canon de la Bastille que cela ne lui ferait rien
M^"^ DENERÉE.
Voilà une heureuse idée que le Brun a eue là.
LE BRUN
Je m'en vais détendre tout cela pour l'instant où il se réveillera.
LE CHEVALIER
Dépêche-toi.
LE BRUN
J'aurai bientôt fait. (Ilva chercher une échelle, et il détend le» drapa.)
Mme DENERÉE.
Pourvu qu'il revienne dans son bon sens.
M^ne BABAS.
Ah! pardi, il y sera, puisqu'il a mangé; je vous en réponds, moi. Je voudrais avoir autant d'écus que les médecins ont tué de monde avec leur chienne de diète. Pour moi je sais bien que, lorsque je serai malade, je demanderai toujours à manger : tant qu'on mange on ne meurt pas.
LE BRUN
Allons, voilà qui est fait. (Il emporte !•$ draps et l'échelle.) Mme DENERÉE.
Je ne suis pas encore sans inquiétude.
LE CHEVALIER
Vous verrez, à son réveil.