SCÈNE V
M"«DE L ÉPINE, M. LEROND, Dame FRANÇOISE.
Qu'est-ce qu il y a , dame Françoise?
DAME FRANÇOISE
Monsieur, c'est le vitrier qui a passé par ici; je Tai appelé, et il a fmi.
M. LEROND
c'est bon ; on lui paiera cela aA^ec le reste.
DAME FRANÇOISE
Mais, monsieur, est-ce que vous restez comme cela aujourd'hui?
M. LEROND
Oui , j'ai demandé la permission à mademoiselle , et elle ne veut pas.
DAME FRANÇOISE
Je vous l'avais bien dit.
M^'e DE l'Épine.
Qu'est-ce que vous voulez dire, ma bonne?
DAME FRANÇOISE
Je dis, mademoiselle , que si j'étais de monsieur, je me moquerais, de votre permission, et j'irais mon train. Bi"^ DE l'Épine.
Vous lui donnez là de jolis conseils ]
DAME FRANÇOISE
Mon dieu , mademoiselle , il ne faut pas tant faire la renchérie; j'aime mon maître, et je sais bien ce qu'il lui faut j mais il l'a voulu ; je l'ai averti de tout ce qui arriverait.
Je suis bien aise du moius que vous me connaissiez.
DAME FRANÇOISE
Pour moi, je ne m'en soucie point du tout.
M^'^ DE l'Épine , en colère.
Vous êtes une impertinente. (Elle se lève.)
LA ROBE-DE-CHAMBRE. l65