ET LES FRIPONS. I
M. DUCROC.
Monsieur?
Je ne crains pas de le dire , et Louis est témoin : vous avez cru qu'il ne vous entendait pas, et que je dormais; vous avez forcé M. Duîrouillet de vous donner cinquante louis qu il n avait pas joués ; et la bague que vous venez de lui prendre est la sienne , qu il avait dit à M. Ducroc qu'il cachait dans sa bouche, de peur que M. Ducornet ne la lui fit perdre en jouant.
M. DUCROC.
Cela n est pas vrai.
BI. DUPONT
Vous avez eu affaire à un nigaud , et vous l'attendiez pour cela.
M. DUTROUILLET.
Monsieur, je vous suis bien obligé de prendre mon parti.
M. DUCORNET
Monsieur, savez-vous que vous risquez beaucoup?
M. DUPONT
Messieurs , je vous connais , et vous risquez plus que moi; car si vous ne rendez pas les cinquante louis et la bague, nous allons envoyer chercher un commissaire.
M. DUCROC.
Monsieur, monsieur, il ne faut pas faire tant de bruit; tout ceci n'était qu'un jeu , nous n'avions pas envie de rien garder, et vous allez le voir.
M. DUPONT
A la bonne heure.
M. DUTROUILLET.
Quoi , on me rendra tout?
Sans doute. Voilà votre bague.
M. DUCORNET
Et voilà vos cinquante iouis.
M. DUTROUILLET.
Ah , messieurs, que je vous ai d'obligation I
M. DUCROC.
Madame , nous ne reviendrons plus ici , puisqu'on n y entend pas mieux la plaisanterie que cela.
M^e DE LA TASSE.
Tant mieux , messieurs , tant mieux.