SCÈNE II
CHRISTINE, FIRmN, >L4DAME DE SALNT-CHÉRON ,
MADEMOISELLE DUXOYER.
MADAME DE SAiNT-CHÉRON. Que faites-vous donc là, ma nièce, au lieu d'être à l'église?
CHRISTINE. Le second coup n'est pas encore sonné, ma tante.
MADAME DE SAINT-CHÉRON. Je reconnais bien monsieur le curé ; il attend que nous soyons dans notre banc. Au moment de sortir, votre oncle s'est senti un peu mal à la tête; c'est ce qui m'a retardée. Il ne viendra pas.
FIRMIN. Si j'allais lui tenir compagnie, madame?
MADAME DE SAINT-CHÉRON. Non, Dou , c'est inutile. Vous seriez enchanté de saisir cette occasion de ne pas assister à la messe ; mais vous y assisterez. Ecoutez, Firrain, vous êtes le filleul de mon mari ; il sait bien que vous aimez Christine. Quoique votre fortune vaille celle de ma nièce, vous n'êtes pas noble; dans nos idées cela pourrait faire quelque chose; pourquoi vous occuper de politique? Vous serez bien avancé
quand mon mari vous aura dit : « Je ne veux pas pour mon neveu d'un homme qui pense aussi mal que vous. »
(On eutend sonner la cloche de l'église.) MADEMOISELLE DUNOYER. Madame, voilà le second coup. MADAME DE SAINT-CHÉRON. Entrons.
(Us entrent dans l'église.)