SCÈNE III
(Épernon. — Un café.) MADAME DEMBRUN, M. FLAMET, SUZANNE.
M. FLAJiET. Dès que c'est le seul café d'Épernon, il n'y pas à choisir.
SUZANNE. D'nilleurs il est fort bien.
MADAME DEMBRUN (avec ifonie). Vous vous y connaissez! Est-ce qu'il n'y a personne dans ce beau café?
(M. Flamet frappe sur une table; la limonadière paraît.)
LA LIMONADIÈRE. Monsieur et mesdames, je suis bien votre servante; qu'y a-t-il pour votre service?
MADAME DEMBRUN. Avez-vous de l'eau bouillante?
LA LIMONADIÈRE. Nou, madame, mais j'ai du feu, et dans une minute...
MADAME DEMBRUN. C'est pour faire du café.
LA LIMONADIÈRE. Alors, madame, c'est inutile; mon café est fait depuis ce matin.
MADAME DEMBRUN. Entendez-vous , Suzanne? du café fait depuis ce matin !
LA LIMONADIÈRE. Quoi donc, madame?
MADAME DEMBRUN. Le café ne se fait jamais qu'au moment de le prendre, ma chère dame.
LA LIMONADIÈRE. Ce Serait une belle histoire avec des rouliers qui le plus souvent n'arrêtent pas leurs chevaux.
MADAME DEMBRUN. Des fouliors qui prennent du café! Vous dou liez-vous, monsieur Flamet, que les rouliers prissent du café ?
LA LIMONADIÈRE. Pourquoi donc pas, madame? Il n'y a pas de loi qui les en empêche, je suppose.
MADAME DEMBRUN. Assurément non; mais vous ne le leur donnez pas tout pur?
M. FLAMET. Qu'iuiporle! Ne perdons pas de temps, je vous pri-.