SCÈNE H
JULES. Lionel, ce jeune homme que nous avons renconlré i'aulre jour sur le boulevard, est venu me voir hier malin.
GEORGETTE. Je ne l'aime pas; il a l'air trop effronté.
JULES. Il est lié avec plusieurs personnes qui , sans rien avoir, trouvent pourtant le moyen de vivre de la manière la plus agréable.
GEORGETTE. Comment fonl-ils doiic ?
JULES. Us écrivent pour le gouvernement.
GEORGETTE. Est-ce que VOUS pourriez écrire pour le gou- \ernement, vous?
JULES. Oui, si je comprenais qucl({ue chose à ce qu'il veut faire.
GEORGETTE. Vous y Comprendriez bien autant qu'eux.
JULES. C'est qu'ils n'y comprennent rien non plus.
(On entend frapper.)
GEORGETTE (à voix basse]. On frappe. Mon Dieu! monsieur Jules, cachez-vous un peu , je vous prie.
JULES. Bah , bah ! est-ce que tu ne peux pas avoir un cousin, un frère, un parent? Je puis être une personne qui t'a [irocuré de l'ouvrage.
GEORGETTE. Pour peu quc VOUS me donniez une raison , je la trouve toujours bonne. Je vais ouvrir.