SCÈNE XVI. 3i
que contre des étrangers. Comme il n'y voyait pas de chance, il a donné sa démission. A présent, j'écrirais sa vie d'avance: il éponsera votre nièce.
MADAME DE GENNETINES. Monsieur Feriiand ?
LE GÉNÉRAL. Je le crois du moin?. On ne vous en a pas parlé?
MADAME DE GENNETINES. Pas UU mot.
LE GÉNÉRAL. Ni à moi non plus. .Mais c'est le secret de Polichinelle.
MADAME DE GENNETINES. Voilà qui achève de peindre ma sœur. Je suis outrée.
LE GÉNÉRAL. Si j'avais prévu cela, je n'aurais rien dit.
MADAME DE GENNETINES. Est-ce quo VOUS donnerez votre consentement à ce mariage?
LE GÉNÉRAL. En fait de consentement, je donne tout ce qu'on veut.
MADAME DE GENNETINES. Pe cacher d'un père, c'est pourtant bien fort.
LE GÉNÉRAL. Mais uon. Si je voulais rne le rappeler, ma femme m'en a étourdi plus de cent fois. Il lui était agréable de voir après sa mort la terre de madame votre sœur et celle (le mon tils n'en faire qu'une. Grand bien lui fasse!
MADAME DE GENNETINES. Ces raisons-là peuvent être bonnes pour vous, général; mais elles ne le sont pas pour moi. Le ciel m'est témoin que j'étais venue chez madame Delornie dans l'intention de donner beaucoup mieux qu'un consentement au mariage de sa fille. Je suis généreuse; mon entraînement pouvait aller loin; mais je puis bien vous jurer que c'est fini.
LE GÉNÉRAL. Vous êtes trop susceptible.
MADAME DE GENNETINES. Xou, nou, général. Tout ce qui est manque d'égards, défaut de confiance, tout ce qui blesse mon cœur, me rendrait cruelle si je pouvais l'être. On vient de ce 6ôlé; donnez-moi le bras, je vous prie; nous allons faire un lour de jardin. Il me serait impossible, pour le moment, de nse trouver en fac« d'aucun de ces visages-là.
(r.llc sort avec le trénéral.)