MADAME DELORME, M. DE NORMONT, LÉONIDE
M. DE NORMONT. Je parierais que madame de Gennelines ne quille le salon que pour me laisser le champ libre.
MADAME DELORME. Je VOUS assure , monsieur de Normont, que je n'ai rien à vous répondre.
M. DE NORMONT. Laissez-moi vous dire au moins que mon neveu est un des plus jolis cavaliers de France, et qu'une fois l'ordre revenu, il est destiné à aller à tout.
MADAME DELORME. Avec de lels avantages, comment êlesvous si embarrassé?
M. DE NORMONT. Je ne suis pas embarrassé. Lié avec madame de Gennelines, et sachant combien elle désire ce mariage...
MADAME DELORME. Elle ne m'en a pas parlé.
M. DE NORMONT. J'ai SCS pleins pouvoirs. Un mot de consentement de votre part, et vous serez étonnée de ce qu'elle prétend faire pour sa nièce.
MADAME DELORME. Nous ne lui demandons rien.
M. DE NORMONT. Elle le Sait de reste ; mais lui feriez-vous la guerre parce qu'elle voudrait se comporter en bonne parente? Je connais son cœur comme le mien; elle me l'a expliqué tant de fois! Madame de Gennelines serait la personne du monde la plus généreuse, si elle ne craignait pas autant de faire des ingrats. Je l'ai vue au moment de se laisser aller à des extravagances d'abandon. « Attendez un peu, lui disais-je, il faut voir. » Elle a la plus grande confiance en moi, elle a attendu, elle s'en est bien trouvée.
MADAME DELORME. Je suis loul à fait de votre avis; on ne doit jamais s'abandonnera des extravagances.
M. DE NORMONT. Madame de Gennelines est une personne qu'on n'apprécie pas assez. Excepté moi, elle a à se plaindre de tous les gens qu'elle connaît: enfin, vous la jugerez parle mariaee de votre fille.