SCÈNE XL
PROSPER, M. BULARD.
M. BULARD- C'est moi, monsieur Prosper.
PROSPER. Entrez, monsieur Bulard ; je travaillais.
M. BULARD. Je ne vous tiendrai pas longtemps ; mais j'ai cru que nous devions avoir une explicati i , , ensemble si vous le permettiez.
PROSPER. Donnez-vous donc la peine de vous asseoir, monsieur Bulard. Vous allez sans doute me reprocher d'avoir été longtemps sans me présenter chez vous; les fonctions dont je suis honoré ne m'ont pas laissé un moment de libre.
M. BULARD. C'est justement de ces fonctions que je voulais vous entretenir.
PROSPER. Mademoiselle Sophie se porte toujours bien ?
M. BULARD. Ah ! ma fille vous en veut. Qu'est-ce que c'est donc? Comment ! accepter d'être substitut sans nous en rien dire, sans seulement nous écrire un mot pour nous demander si cela nous convenait !
PROSPER. Il me semblait si naturel que cela vous convînt.
M. BULARD. Mais c'est que pas du tout. Un gendre avocat, c'est très-honorable ; il n'a pas de causes, eh bien I il n'a pas de causes; apparemment il ne veut pas en avoir, cela ne regarde personne. Ce n'est pas moi qui vous aurais chicané làdessus, bien sûr.
PROSPER. Sur quoi donc voulez -vous me chicaner?
M. BULARD. Vous nous couveuiez à ma femme et à moi : Sophie disait bien de temps en temps que vous n'étiez pas