MAITRESSE GIRAUD, FRANÇOIS
FRANÇOIS (accourant). J'arriverai tant que vous voudrez. Je suis si content! Rien ne m'ennuie comme le chagrin.
MAITRESSE GIRAUD (après l'avoir regardé quelque temps). Tu serais bien étonné si je te disais quelque chose.
FRANÇOIS. Il faut savoir quoi.
MAITRESSE GIRAUD. Mais nou ; c'est trop tôt.
FRANÇOIS. Toujours des méfiances !
MAITRESSE GIRAUD. C'est peut-être une si grande folie.
FR.\NÇOis. Ça m'ira d'autant mieux.
MAITRESSE GiRAiD. Si je l'épousais?
FRANÇOIS. Moi?
MAITRESSE GIRAUD. Oui. Ça te ferait-il plaisir?
FRANÇOIS. J'ai peur que vous ne me fassiez des reproches un jour.
MAITRESSE GIRAUD. Voilà commc tu réponds? Si je n'ai pas peur, moi?
FRANÇOIS. Mon père m'a toujours dit que je ne serais rai-