MATHURIN, MATHURINE, THOMAS
MATHURINE. Lis douc. T'as encore l'air d'avoir peur de lire.
MATHURIN. Non, Mathuriue, non, ma femme. Tiens, regarde plus tôt. (Il lit.) « J'avertis Mathurin que le voisin Thomas est un coq...
(Tl s'interrompt.)
THOMAS. Queu que je suis? (Il lit par-dessus l'épaule de Mathurin.) Un coquin. » Merci, voisine, (Il continue.) « qu'a une langue de démon et un esprit de Satan. » Ben obligé.
MATHURIN. Il ne faut pas en voir davantage.
MATHURINE. Pourquoi donc? Ah ! le voisin ne s'effraie pas de si peu.
MATHURIN (lisant des yeux.) Tiens! v'ià le chapeau, v'ià la IV. 7
cravate... Jusqu'à la bourrique. (Il rit). 0 la bonne farce ! Comment! tu savais d'avance que tu dirais tout ça?
MATHURINE. Saus doute, je le savais.'
MATHDRiN. T'es une bonne tête de femme, en vérité. (Il lit haut.) « Et surtout rappelle-toi ben qu'il est toujours sage à un homme marié de se méfier des vieux garçons. »
THOMAS. Et aux vieux garçons de se méfier des femmes qui ont trop d'expérience.
(Il sort.)
MATHDRIN. Il a voulu nous faire ben du mal, mais tu lui as donné une bonne leçon.