SCÈNE III
LORANGE, seul.
La drôle de tête que celle de mademoiselle Finette. Comme elle mêle le profane et le sacré , les grands événemens du royaume avec les petits bénéfices de sa profession , et les caprices de sa maîtresse avec les
discours de nos orateurs. Oli ! les femmes ! les femmes ! les femmes ! mais pourquoi s'étomier de ses calculs? Est-ce que nous valons mieux , nous autres? Non parbleu j nous croyons être politiques, et nous ne sommes qu'intéressés ; notre vue dépasse rarement les bornes de cet borizon. Mais quel est ce personnage , il fait l'important, je crois. Je parie que c'est monsieur Montbrison ; je ne sais pourquoi , mais, en voyant celui qui va se mettre à ma place , je sens là
une certaine baine ? Je ne vaux pas autant que
mon maître 5 il est l'ami de son successeur, dit-il; mais je suis plus franc , je déteste le mien. Ob ! si je pouvais le supplanter par quelque bonne intrigue ? Quel dommage que jff ne sois pas le valet de quelque chose de plus qu'un ministre ?