CLÉNORD, MADAME SAINT-REMI, GEORGET
GEORGET
C'est mademoiselle Sophie et Af. Eugène qui se disputent et cpii viemicut par ici.
MADAME SAINT-REMI
Hé bien! vous le voyez , nos cnfans ne saimont
i4o LE VIEUX
CLÉNORD.
Us s'aimeront , madame , laissez-moi faire. C'est aujourd'hui que nous réglerons la dot 5 je vais dire à ma fille qu'elle doit se disposer à ce mariage.
GEORGET
Eh ben ! v'ià un joli moyen.
AIR : Â pied j'ai fait tout le chemin. Vos jeunes gens ne s'aimont pas , Je vous le dis en. confidence; A leur maintien , leur embaras J'ons jugé leur indifférence.
L'amour pourrait un jour venir , On doit l'attendre de leur âge ; Mais ils n'pouront pas se souil'rir Si vous parlez de mariage.
MADAME SAINT-REMI
Que dites-vous là , Georget ?
GEORGET
J'dis , madame, que le mariage, qui éteint souvent l'amour qui existe , ne peut pas allumer s'tilà qui n'est pas encore venu.
MADAME SAINT-REMI
Mais ce garçon...
CLENORD.
Ce garçon raisonne bien.
COQUET. i4i
MADAME SAINT-REMI
Nos enfans ont été élevés ensemble.
CLÉNORD, à part.
Voilà le mal.... (ZTauf. ) Mais je les vois.... Voyez, je vous prie, votre fils -, quel air glacé ! et ma fillo; quel regard distrait!... Ah! madame Saint-Remi , autrefois les hommes étaient plus galans.
MADAME SAINT-REMI
Et les femmes plus tendres.
CLÉNORD.
Air: Ma commère , quand je danse.
Ces jeunes gens que je blâme En amour sont écoliers , Ils n'ont plus près d'une femme Le ton des vieux chevaliers.
Oui, l'ancien preux
Savait bien mieux
Etre joyeux,
Brave, amoureux.
( Une cadence antique. ) Leurs cœurs étaient tout de flamme Lorsqu'ils voyaient deux beaux yeux ;
ENSEMBLE
Oui , l'ancien preux , etc.
Venez, madame.
( Ils sortent. )
i4* LE VIEUX