SCÈNE yiïl
DORMEUIL
C’est une plaisanterie , sans doute.
MADAME SAINT -ALBAN
Non ! Je ne sors pas d’ici que nous n’ayons dansé un menuet.
DORMEUIL, à part.
S’il n’y a pas d’autre moyen de s’en débarrasser,.... dansons. (Haut.) Allons, Madame , puisque vous le voulez absolument.
MADAME SAINT-ALBAN
Nous n’avons pas d’orchestre , mais j’y suppléerai.
(Ils se mettent en place. )
Vous tenez peut-être au menuet couleur de rose ? ^
DORMEUIL
Pas le moins du monde , je vous assure.
MADAME SAINT-ALBAN
Au menuet d’Exaudet , au menuet de la cour ?
' DORMEUIL
A celui qui finira le plutôt.
MADAME SAINT-ALBAN
Allons, Monsieur.
/ (.\ux premières me.sures , on entend Victorine rire aux éclats dans les coulisses, )
L’AUTEUR EN DÉFAUT
‘2‘iB
DORIVIEUlLi ^ quittant })rusquement Mme Saint-Alliaii.
C’est cette espiègle de Victorine cpii rit de me voir danser avec madame Ladéfroque. Elle a bien raison. Voilà un beau thème pour ses sarcasmes.
MADAME SAINT-ALBAN
Eh bien, Monsieur, vous me laissez déjà!
DORMEUIL
N’insistez pas, je vous prie. Madame, et hnissons-en.
MADAME SAINT-ALBAIV.
Ne vous fâchez pas. Monsieur; puisque vous ne voulez pas absolument danser, je vais continuer mon récit.
DORMEUIL
Madame , je vous en dispense très-volontiers; il faut....
MADAME SAINT-ALBAN
Ah! Monsieur, je touche à la catastrophe la plus intéressante de ma vie! il faut que vous m’entendiez. Qui a bon voisin a bon matin.
DORMEUIL
Allons, voilà les proverbes revenus, à présent !