SCÈNE VIL
RICHARD
Je lui ai monté une gamme qui a eu son effet. Il a repris courage l^t mordu dans les finances. Maintenant le voilà lanté. Probité et prudence, voilà ce que je lui recommande, et surtout de l’activité , morbleu ! de l’activité : les affaires avant tout. Mais ta fille, tu ne m’en dis rien.
DURMONT.
Eh! voilà une heure que je cherche à t’en parler , sans y pouvoir parvenir. Cécile est doiice, modeste, charmante. Un père est un peu suspect quand il parle de sa fille. Tu vas en juger toi-méme; je veux te. la présenter.
RICHARD
C’est inutile : ne la dérange pas ; je te crois...» Est-ce que tu ne penses pas à la marier?
DURMONT, à part.
Nous y voilà! (Haut.) Sans doute, j’y pense.
RICHARD
Et moi , je veux aussi marier mon hls.
DURMONT, à pan.
Te le tiens ; j’en étais sûr.
RICHARD
Quand on a bien établi ses cnfans, c’est une
LE PETIT AMBITIEUX
bonne affaire faite. J’ai ce qui convient à ta fille.
DURMONTT
Je n’en doute pas, rSon cher Richard; j’ai toujours' compté sur toi.
RICHARD
Et tu as raison. Elle sera heureuse avec celui que je lui destine.
DURMONT.
J’en suis certain d’avance.
RICHARD
Je veux te l’amener avant mon départ.
DTJRMOHT.
J’aurai le plus grand plaisir à le recevoir.
Elle restera à Paris; elle ne se séparera pas de toi.
DURMONT.
Ce mariage comble tous mes vœux.
RICHARD , lui tendant la main.
Touche là.
DURMONT.
De tout mon cœur.