‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 100 sur 247 · SCENE ,VIII. Mi · texte numérisé non relu

SCENE ,VIII. Mi

Vou» êtes uh homme de sens, vous MerîUy ; vous alle^ voir. Nous ayons une opposition., n'«est-il pas vrai? Elle est gênante, elle contrarie le gouvernement..... Hé bien., riiais que- le gouvernement fasse rdpposition..... c^'un air de su^énonu.) Ah'!— je vous deniande un peu ce que deviennent aussitôt les récalcitrans, et tous ceux qui ne cherchent qu'à mettae des bâtons daps les roues C'est le gouvernement qui fait l'opposition lui-même!.... Savez-vous que cela devient fort embarrassant ^ur eux ? .

M. DE MERILLY. '

Mais prenez donc garde.....

K. DORSAN

A quoi? Dès que l'opposition est faite par le gouvernement.

M. .DE MERILLY.

Vous avez raison.

M. DORSAN

En partant d'un point ^^omme celui-là, les conséquences se déduisent tout naturellement. Ce qu'il y a de singulier, c'est qu'on ne daigne seulement pas en faire l'essai; et, certes, on ne peut pas en prétendre cause d'ignorance , car je n'ai pas mis la lumière sous la boisseau; je n'ai qu'un cri là-dessus..... On fp^i contente de rire; c'est beaucoup plus commode. Je vous avouerai que cette insouciance générale est une des causes qui font que je crains d'aller dans le monde.

ÎM rHOMME CAPABLE.

M. DIS MEKILLY.

Venez «ce soir chez moi; vous. n'y trouverez .que des gens qui pensent comme vous.

M. DORSAN

Je ne suis paà embarrassé de trouver des gens qui pensent comme moi. C'est tout le monde ; mais on ne veut pas en convenir. Voilà ce qui met tant d'aigreur dans les discussions. Comment parvenir à convaincre des gens qui ne sont pas de bonne foi? On s'échauffe, on perd là tête, et l'on finit par dire des bêtises^ de véritables bêtises. Gela m'jcst' arrivé,, à moi.

M. nE MERILLY.

Bah!

En vérité.

M. DORSAW.

( Vincent parait. ) M. DE MERILLY.*

Voici quelqu'un qui vous demande. A ce soir- ,

^ (Il s'en va.)

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