SCENE II. . 21i
sole/ J'ai rendu autrefois un service fort important à un homme qui se trouvait compromis dans une afËiire tres»-grave; il était innocent, et ce n'était de ma part qu'un sentiment de justice. Au bout de dix\ ans cet faonfme meurt et s'avise de faire un testament pai^. lequel il me laisse toute sa fortune. Cent mille éous 1 c'est quelque chose pour moi qui veux renon- / ,cer à tous mes autres avantages et vivre dans l'indépendance. Il est vrai que les parens veulent faire causer le testament, ce qui m'a obligé de venir ici pour soutenir mes droits. Cette maison fait partie de l'héritage, et je m'y établirai; on ne parlera pas de moi dans cette petite ville ; ne me mêlant de rien , n'y faisant que du bien , que pourraitncm dire? D'ailleurs les mœurs des habitans m'ont para fort douces. Il est -vrai que je n'y suis que depuis bien peti de temps, et que n'ayant voulu rendre aucune visite avant Indécision de mon procès , qui se juge démain... Mais j'aperçois le jardinier.