‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 109 sur 247 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FLORBEL, BLAISE.

BLAISE

Tenez, monsieur, v'ià de quoi vous divàrtir.

( Il lui donne plusieurs lettres. ) FLORBEL , ouvrant upe leltra.

De Paris lisons : c< Vous êtes curieux, mon ami,

« de savoir ce que l'on dit de votre absence de Paris

2ie IXS PROPOS.

« et de votre projet ^e retraite^ Pourquoi 'chercher à a me tromper? Comment avez-vous pu croire queià « vérité ne parviendrait pas jusqu'à nioi? 'J'ai appris* « avec douleur que votre prétendu projet de retraite a était Xiu: exil ( un eiil ! ) , et qiie vous aviez foif beauoc coup dé démarches qu'on blâme pour oI)tenir sèu^ « lement de choisir le lieu où l'on 'vous' permettrsfijt a de vous retirer. Jamais disgrâcene futplus éclatante^ (c que la votre, et n'a inspiré moins d'intérêt. (C'est « consolant ! ) Il e^t vrai que jusqu'à présçnt toVit « cède au désir d'en connaître la caui^ ; car , bien a qu'on ne doute pas 'que vous ne soyez un homme « perdu^ on en ignore les véritables motifs. On en dit te de si épouvantables , que les indifférens niêmç re- « fusent d'y ajouter foi. Vos amis se taisent ( les bons, <c amis! ) par l'humiliation de ne pas en savoir plus a. sur ce sujet que les étrangers. Ecrivez-moi donc « prom'ptement la vérité , afin que je puisse vpus dé- « fendre.

« Est-il vrai qu'on vou§ ait ôté vos pensions et a toutes les marques d'honneur qui vous avaient été « accordées pour récompense de vos services passés? « Cela serait grave et vous enlèverait tout espoir de « retour.

t< Au reste, il y a long-temps que je vous'ayais <( prédit ce qui vous arrive. » (Le sot se vante de m'avoir prédit une chose qui n'existe pas! )

« Comptez que mon amitié sera toujours plus forte « que vos malheurs. »

Voilà une amitié sur laquelle je puis faire un grand fonds !

^Càiffi II. • 217

• Quoi que c'est donc', monsieur?, on dirait quasi qiie c!te 4ettre Voh3 baille dm tintouin.- Allais,.alkds, n'faut^pa^ s^glnLaçKncr .|l)our si peft'j parguenîie! oui, ontiiypi^ trojp dé besogne. TÏoi qui, vous parle, voys pouvais vo\is iQf#rrîïerj jamais j'/i^i pris d'souci sur

une jfettre; d'Aocd, je rfsais pas lire. • • i

C'ci^ ui\eVaisdn. ^ *• ' ' • •

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