SCENE III. ZM
M. PÂRLAVIDE.
Aux autres.
M. INDÉCIS
C'est à moi à donner mon avis. Je suis fort embarrassé. Dans le fait, je ne l'ai pas vue. Sans monsieur Lelong et sa servante qui Font dénoncée, personne n'en saurait rien. On devrait prendre les témoins pour jurés; ils seraient bien plus sûrs que d'autres. Malgré cela, pour ne pas retarder le tribunal, je dis non. Non , non , je dis oui.
M. PARLA VIDE
Mais , c'est se moquer que cela.
M. INDÉCIS
Eh bien, je dis non..
M. PARLA VIDE
A VOUS , monsieur Duret.
M. DURET
Oui , cent fois oui.
NEUVIÈME JURÉ
Non.
Non.
Non.
DIXIÈME JURE
ONZIEME JURE
DOUZIÈME JURE, à part.
Je n'aurai l'air que d'un écho. (Haut.) Oui. • .
M. PARLAVIDË. •
Il est" vraiment déplorable, messieurs , que j-sur une
ZM LE JURY.
question aussi évidente, il n'y ait que la majorité d'une voix pour la culpabilité. Remarquez bien que cette manière d'opérer, laissant en quelque sorte à la Cour la décision du sort de l'accusée, nous n'avons aucune influence sur le jugement , et que notre participation dans cette affaire devient tout -à- fait nulle.
M. PRESSÉ
Posez la seconde question.
M. PARLA VIDE
Seconde question : La fille Mengin est -elle coupable d'avoir volé des lapins la nuit? Il n'y a pas plus de doute sur. cette seconde question que sur la première, et je commence par dire, oui.
M. BENIN
Puisque c'est à mon tour à parler, je me permettrai de demander s'il est bien $ûr que, le 2 a juillet dernier, il fît nuit à neuf heures du soir.
M. PONCTUEL
Ah! ah! ceci mérite. examen.
M. PRESSE
La nuit s'entend du moment où on allume les réverbères, et, à neuf heures, les réverbères sont toujours allumés dans quelque saison que ce soit.
M. BENIN
. Mais , monsieur, il n'y a pa3 de réverbères à Villejuif où le vol s'est commis, soit disant, et il ne faut pas juger d'après Paris.