‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 216 sur 247 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

M. DE IfcOCHERON, LÉON.

M. DE ROCHEBOW.

Dès qu'il y va de l'honneur d^ madame Bernard , je ne pui$ plus rqpuler; i^is soyez bien certain, mon cher ami, que ce n'est pas à cause de vous, mais bien à cause de votre oncle , que je me prête au stratagème que vous avezinjaginé. Sa conduite envers moi commence à me paraître si o£fensante , que , tout pacifique que je sois, l'idée de m'en venger pourrait bien me passer par la téta

LÉOW.

Vous venger4

M. DG ROGHERON.

Je suis de bonne composition. Je, fais volontiers }pL part d'une douce et honnête l;iypocrisie pour les personne^ qui la croient nécessaire à leur petite ambition. Tant de gens manquent de mérite, qu'il faut bien qu'ils y suppléent par quelque chose. Mais de penser que monsieur Partout aurait craint d'entrer en fcorrespondance avec moi , cela passe la mesure , et mérite une leçon.

LÉON

Je ne sais que vous répondre. J'ai vu mon oncle si gai, si aimable, que j'ai peine à le reconnaître dans le portrait qu'on m'en fait.

394 TOUS JLES €OMéBi£lVS, etc.

M. DE ROGHERON.

Nous allons en juger. Notre cause est eommune, puisque vous allez devenir mon gendre; et je ne veux pas quitter Paris sans avoir prouvé qu'un homme qui ne joue la comédie que pour son plaisir, vaut bien celui qui ne la joue qu'à son profit.

SC'ÈWE VI.

M. DE ROCHERON, LÉON, madame BERNARD.

. ^' - ip^DAME BERNARD.

Voici monsieur Partout. Entrez vite dans ce cabinet.

LÉOW.

Madame Bernard , je vais y entrer aussi, pour que vous*ayez le temps de le prévenir de mon arrivée. Je renti:^rai par l'antÂobambre quand je jugerai qu'il cm sera temps. v

MADAME BERNARD

Comme , vous voudrez. Remarquez seulement la manière dont je vais m'y prendre pour le préparer k vous bien recevoir.

LEON , bas k M. de Rocheron.

La pauvre madame Bernard brûle aussi de jouer un petit rôle.

( Us entrent tous deux dans le eakinct. )

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