LÉON, MADAME BERNARD, PAULINE
Mon oncle QSt un excellent homme. '^
MADAME BERNARD
Qu*est-ce que je vous disais ? Je n'ai jamais douté qu'il ne finit par Vous satisfaire.
t£ON.
Et vous, meidame la %ncée^ trouvez- voss encore eietraordinaire que je me marie ?
PAULINE, touftet. * '
Vous âavez donc que je suift fiancée ?
• LÉOIl. ♦
Oui, je le sais; et cé n'est pas^ vous qui me favez appris, assurément.
PAULINE
Je m'en serais bien âonné f^e garde ; je me serais privée d'un très-joli rôle. . ^ •
LÉON
Quelle était donc votre idée ?
PAULINE
Je n'en avais pas : cela m'est venu tout d'un coup. Votre retour imprévu , certain air de fatuité que j'ai
SGÈME XVin.
cru remarquer dans vos manières y le désir , toujours vif chez nous, de tourmenter un infidèle, le peu de temps qui me reste pour cela ; car vous croyez bien qu'une fois mariée
LÉON, «TOC ironie.
Je n'en doute pas.
PAULINE
Enfin , j'ai voulu essayer mon savoir-faire , et vous convaincre que, quand nous le voulons bien, nous pouvons nous jouer d'un homme d'esprit tout aussi facUemei* que d'un sot.
LÉON
Vous ne m'avez convaincu que d'une chose : c'est que si tou^ les fous ne sont pas aux Petites- Matlàons,
TOUS LES COMÉDIENS Nl^ SONT PAS AU THÉÂTRE.
LES DOTS
OU