‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 32 sur 247 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

FRÉDÉRIC

Ah ! c'est te même ?

MARUimE.

Oui. Cette Cécile dont je te parle est femme de chambre chez madame la baronne de M urville.

FRÉDÉRIC

Mon maître il connaît matame la paronne.

MARIANIŒ.

Elle est là dans une bonne maison. Sa maîtresse fait beaucoup de dépense.

Matame la paronne! Ch'ai entendu tire à mon maître il afait pas le sou.

MÂRIAIïj!7E.

Qu'est-ce que ça fait?

FRÉDÉRIC

Che.comprends; il fait comme toi, il compte plus cher. (Drit.)

MARIANNE

Vous vous égayez , monsieur l'Allemand. Ne va pas me tutoyer devant Cécile, au moins; car c'est une langue...

FRÉDÉRIC

Un lanque! qu'est-ce que c'est que cela un lanque?-

MARIANNE

C'est une personne qui fait des propos, qui dit du mal de tout le monde.

FRÉDÉRIC

Pourquoi fous la foyez? pourquoi fous la recefez?

MARIANNE

Faut bien voir quelqu'un; on ne peut pas vivre comme des loups.

FRÉDÉRIC

Che choisirais un autre.

Ça serait toujours la même chose. Elle viendra avec un de ses cousins qu'est tambour. Je dis que c'est un de ses cousins, parce qu'elle me l'a dit, car je n'en sais rien.

FRÉDÉRIC

Prenez garde. Che fas tire à mon tour que fous êtes un lanque.

MARIANNE

J'attends aussi le cocher d'un banquier; mais je ne suis pas sûre qu'il vienne. Ces gens de grande maison, ça ne se soucie guère des bourgeois.

FRÉDÉRIC

T'es donc un pourchois, toi? Eh pien! fais comme les pourchois qui ont le sens commun, ne reçois pas les gens qui se croient plus que toi. Tertaif ! que c'est impécile d'infiter des chens qui se croient plus que fous! Un cocher! foilà-t-il pas un peau monsié! Si che foulais m'en faire accroire , che pourrais encore mieux que lui, puisque che suis falet de champre; mais che trouve ça pête. Quand on est honnête homme et qu'on temante rien à personne, on faut tout le monde.

MARIANNE

Toi, t'es t'un philosophe, c'est pas étonnant. Tiens,

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