SCÈNE IV
toutes , devant qui vous prenez de semblables infractions. Si vous voulez activer la conversation, sachez au moins utiliser vo» paroles.
Tiens, tiens , en v'ià ben d'un autre ! Activer ! utiliser ! où pêche-t-elle tout ce baragouin-là ? c a Frédéric.)
Dis donc , mon fils , est-ce que tu lui montres l'allemand ?
FRÉDÉRIC
Che montre rien tu tout à mamzelle Cicile.
MARIANNE
Vous ne voyez pas que c'est un langage de grande dame.
FRÉDÉRIC
Nous sommes ici tous chens te contition.
BERTRAND
En vérité !
FRÉDÉRIC
Foui. Chez qui étes-fous à présent, Pertrand?
BERTRAND
Je n'en sais trop rien, car j'ai trois places en vue*
MARIANNE
Vous n'êtes plus chez votre banquier , monsieur Bertrand ?
BERTRAND
Si fait ; mais je ne veux pas y rester.
MARIANNE-
Pourquoi cela donc?
BERTRAND
C'est une maison où il faut avoir des opiiûons, et pour un cocher c'est impossible ; nous sommes obligés de boire avec tout le monde.
' CÉCILE
Il me semble que l'on peut boire et avoir des opinions.
BERTBAim.
Ma foi ! quand mes chevaux se portent bien , je ne m'inquiète guère du reste.
GÉCHiE.
' Vos maîtres au moins pensent-ils convenablement? car les gens de finance ^ c'est bien mêlé.
BERTRAND
Je ne sais pas ce que c'est que de penser convenablement! apparemment c'est de penser comme vous; car aujourd'hui il £aait s'expliquer. Mais monsieur préfère les chevaux noirs aux chevaux bais bruns y et je dis qu'il pense mal.
CÉCILE
Mais est-il né ?
BERTRAND
Sans doute , puisqu'il est au monde.
CÉCILE
A quelle famille tient-il?
Personne à la maison n'en a jamais rien su ; on ne lui connaît pas le moindre parent. Pour madame, c'est autre chose ; c'est la fille d'un marchand de