MARIANNE, CECILE, JOLICOEUR , FREDERIC, BERTRAND, M. DE SAINT-BON
M. D£ SAINT-BON
(Il s'arrête à la porte d'entrée , et paraît être daiu le plus grand e'tonnement. )
Que veut dire ceci? Fait-on le sabbat chez moi?
MARIANNE
Noos sommes perdus y voilà monsieur.
M. DE SAINT-BOÏ.
Marianne, il me paraît qu'on ne m'attendait guère?
MARIANNE, embarrassée.
Monsieur, je vous assure que
M. DE SAINT-BON
Comme te voilà aburie ! Rassure-toi , mon enfant ; j'avais peup' d'être grondé en revenant ici, et je ne ^uis pas fâché de te trouver dans ton tort.
MARIANNE
Monsieur, je puis vous promettre
FRÉDÉRIC
Monsié Saint-Pon , il ne faut pas fous fâcher. Nous sommes tous f honnêtes chens , incapables pour fous iaire tu tommache.
(SGÈNK VII. S5
M. DE SAINT-SON
N'est-ce pas là ce garçon que j'ai rencontré tantôt sur l'escalier ?
FRÉDÉEIC.
Oui y monsié Saint-Pon , c'est nioi.
M. DE SAINT-BON
Marianne, pourquoi donc te défendais-tu avec tant de chaleur quand je te disais que tu attendais un amoureux ?
MARIANNE
C'est que ce n'est pas un amoureux comme mon-, sieur pourrait croire ; c'est un amoureux pour le mariage.
M. DE SAINT-BON
J'en suis persuadé; mais avoue que je sais deviner quelquefois. Tu étais trop pressée de me renvoyer. Cependant j'ai bien fait de lanterner, comme tu vois, puisqu'il n'y avait plus de voiture sur la place , et que par-là me vqilà dispensé de mon voyage.