SCENE ISL. m
MONDAIN , d'un ton patefin.
Rien quant à c't'heure. Je n'.voulons pa^ ennuyer monsieu Tcomte de nos petites affaires. <.
LE COMTE
Faites , faites ; que je ne vous gêne pas.
MONDAIN f avec embarras.
Vous saurais donc, monsieu Gaucher, qu'Laurent et moi je n' voulons pus plaider, et que j'sommes d'accord pour garder chacun c'que j'avons. Par ainsi, c'est à vous à nous faire un papier ous que j'nous entendrons pour placer des bornes d'urj .commun accord, et ça finira par-là.
M. GAÇCHER. *
où est situé le terrain en question ?
MONDAIN
Là-bas.
M. GAUCHER
OÙ, là-bas?
MONDAIN , avec un embarras plus marque.
C'est inutile à expliquer , pisque j'sommes d'accord.
M. GAUCHER
Mais, pour faire un acte, encore faut-il que j'aie la désignation des lieux.
MONDAIN
Est-ce que vous ne pouvais pas nous faire un acte sans jça ? Dans le temps que j'étais fonctionnaire public, j'étais moins curieux quVous. Quand les, gens s'entendaient, je ne leux en demandais pas davantage.
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à cotais, faute de savoir; et quand il n'y a là parsonne pour vous dire que vous vous trompais
MONDAIN
Pardine ! '
M. GAUCHBR , à Laurent.
Et où avez-vous fait ces sillons4à ?
Ah ! mon Dieu , dans un méchant bout d'tarrain qu'appartient à je n'sais qui; p't>être ben à parsonne. Là-bas y tout raz d'I'étang du petit Bouchet.
M. GAUCHER
Dans la prairie du Parc-aux-Veaux ?
MONDAIN
C'est ben possible.
M. GAUCHER
Qui appartient à monsieur le comte.
MONDAIN
Oui, la prairie appartient à monsieu l'comte.
M. GAUCHER
lEt le bout de tei're que vous avez pris aussi.
MONDAIN
Je n'crois point.
LE COMTE
On peut consulter mes titres.
MONDAIN , d'un ton patelin.
Ah! monsieu l'comte, gn'y a plus de titres.
M. GAUCHER
Comment cela donc? Parbleu, voilà du nouveau.