‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 155 sur 249 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MADAME DE VERNANT, AOGUSTINE, madame DE LURCY,

M. m VÊRNANT.

HADAKÊ ï^ LtRGY.

Voici monsveur de Vernant.

MADAME DE VERNANT, régardant ^léineni son mari.

Votis n'êtes pas coûtent, tnon ami.

M. DE VÈRNANT.

Non.

MADAME DE VERNANT.

Non ! Et que s'est-il donc passé dans ce comité où on nous avait assuré que vous réuniriez toutes les voix du parti ?

M. DE VERNANT.

Je n'en ai pas réuni dix , en comptant la mienne.

MADAME DE VERNANT.

Pas dix voix! C'est une indignité. Il faut qu'il

y ait eu des menées bien habiles.

MADAME DE LURCt.

Que dit mon mari ?

M. DE YERNAJNT.

Monsieur de Lurcy est aussi étonné que moi.

MADAME DE YERNAUT.

Il était si sûr de réussir !

MADAME DE LURCY.

Est-ce que dans ce temps-ci on est sûr de rien? Enfin l'assemblée de ce matin n'est qu'une asssemblée particulière; cela ne décide pas. Il feiut voir le collège.

M. DE VERNANT.

Monsieur de Lurcy m'a promis d'y aller;. mais je ne dois plus conserver d'espoir.

MADAME DE VERITANT.

Si nos ennemis sont en force dans une réunion de royalistes j songez ce que ce sera dans la totalité des électeurs. Comme cela dégoûte de prendre intérêt aux choses ! Je donnerais la politique pour rien dans ce moment-ci.

MADAME DE LURCY.

Vous êtes trop vive. Peut-être ont-ils fait un bon choix.

MADAME DÉ VERNANT.

Un bon choix !

M. DE VERNANT.

Ils portent M. Bignardin.

AUGUSTINE, k part en s'en allant.

Encore un mariage dont on ne me parlera plus.

(Elle «oit.)

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