‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 163 sur 249 · SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIL

MADAME DE LURCY, AUGUSTINE, M. DE VERMANT.

M. DE VERNANT*

Grâce à madame de Yernant qui m'a engagé à voir le préfet, je viens de renouveler une très -aimable connaissance. Quoiqu'il y eût près d'un an que je n'eusse été chez lui , il ne m'en a pas moins reçu avec

beaucoup de distinction et des manières excellentes. C'est vraiment un magistrat*

MADAME DE LURCY, wet gaieté.

En vérité!

M. DE VERNANT.^

Il n'a pas la moindre morgue; c'est un homme tout simple y et nous avons causé ensemble sur le ton de la plus grande familiarité. Vous pensez bien que nous n'avons guère épargné le Bignardin; ses prétentions nous paraissent la chose du monde la plus comique.

MADAME De LURCY.

Si elles se réalisaient cependant , c«la deviendrait plus sérieux.

M. DE VERIÎANT.

Elles ne se réaliseront pas; le pré£|( en est sûr; il m'a même offert de me prêter l'appui de l'adnvinistration si je voulais Iç supplanter.

MADAME DEl^LURCY.

Vous avez refusé?

M. DE VERNANT.

J'ai accepté-

ATJGUSTINE.

Quoi! mon oncle....

MADAME DE LURCY.

Ah! monsieur de Vernant!

M. DE VERNANT.

Est-ce que vous seriez fâchée à présent de me voir député ?

MADAME DE LURCY.

Oui , de cette manière-là.

Page 1