‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 244 sur 249 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

mieux que de m'en défaire en votre faveur, si vous persistez toujours dans votre dessein, après ce que j'ai à vous dire.

ADÈLE ET JENNY.k part.

Je tremble.

FLORBEL,

Je n'ai rien à lui donner.

FLORIGOUR.

Je ne suis point intéressé.

FLORBEL.

C'est une belle qualité dans un gendre. Mais mettez-vous du prix à un cœur neuf?

ADÈLE , k Jenny.

OÙ va-t-il s'embarquer?

FLORIGOUR.

Je n'ai aucime inquiétude sur celui de mademoiselle votre fille.

FLORBEL.

Voilà comme tous les hommes devraient être. Passons donc cet article.

JENinr.kpart.

Je respire.

FLORBEL.

Je ne veux pas que le mariage se fasse dans cette ville.

FLORIGOUR.

Ce n'était pas non plus mon intention.

FLORBEL.

Il faut nous emmener toutes dès ce soir.

JENNY, k part.

Il n'a pas perdu la tête.

FLORJCOUR.

Volontiers.

FLORBEL.

Et, comme je veux faire à ma Jenny un présent de noces qui vous prouve le plaisir que j'ai à vous avoir pour gendre , vous me prêterez cinquante louis.

Ah! juste ciel!

FLORICOUR.

Je ne comprends pas bien.

FLORBEL.

C'est que je m'explique mal.

ADÈLE, kpart.

Ma chère Rosalie , il va faire quelque sottise.

FLORBEL , là voix baue.

Les cinquante louis que je vous demande sont destinés à retirer des mains d'un Juif un écrin d'une valeur considérable que j'ai été obligée d'y déposer, et que je veux vous offrir.

FLORICOUR.

Disposez de ma bourse conmie de la vôtre.

FLORBEL.

Sans ma fluxion , d'honneur ! je vous embrasserais.

FLORICOUR.

Qu'il me soit au moins permis de vous peindre ma reconnaissance.

Page 1