SCENE XI
FLORBEL.
On n'en doit pas beaucoup k un père qu'on débarrasse d'un de ses enfans.
FLORICOURT, riant.
A un père!
FLORBEi:.
Ai-je dit un père? Voyez où j'ai la tête, (ii se retourne.) Petites, approchez, et regardez monsieur comme de la famille. Je suis expéditive, moi. Entre honnêtes gens qui ne veulent pas se tromper, il faut aller au fait. Jenny, tu auras un trésor dans ce petit homme-là. Comment vous nommez- vous ?
FLORICOUR.
Saint-Elme.
FLORBEL.
Hé bien , Saint-Elme , avez-vous un frère , un cousin , un parent , pour Adèle?
FLORICOUR.
J'en attends un.
FLORBEL.
C'est bon ; de votre main je le prendrai en toute confiance.
ADÈLE
Ma mère, je ne suis pas pressée de me marier.
FLORBEL.
Je ne t'écoute pas. Mon gendre, approchiez-vous „
et toi, Jenny, viens de ce côté. (Il prend leurs mains qu'a met l'une-
dans l'autre. ) Mcs cufaus, jc VOUS unis. Ah çà , Jenny, c'est sérieux cette fois-ci !
ADÈLE s'approche doucement de Floricour, et lui dit à voix basse :
Que faites-vous donc? ^
464 LE BÉSœUVAEinSNT DES COMEDUSNS.
FLORIGOUR , bas 2i AdUe.
Mariage de comédie, (a jemiy.) C'est pour la vie.
ROSALIE , qui a ri tout le tennps de cette scène , l'etsuie les yeux.
Je n'ai jamais rien vu d'aussi touchant.
FLORBEL.
Il me semble être à vingt ans. J'étais belle comme elle, et j'avais un cœur... un cœur tout de feu! Je ne lui en souhaite pas un pareil. Je sais trop ce que cela coûte.
FLORICOUR.
Vous m'avez dit cinquante louis?
FLORBEL.
Oui.
FLORICOUR.
Je vais vous les chercher. (nbuselanMindeJemijetditkAaae en s*en eUant. ) ToujOUrS à VOUS.
(UsorL)