FLORBEL, JENNY, ROSALIE, ADÈLE
FLORBEL.
Mesdames, je ne vous demande pas de complimens, mais il me semble que je ne m'en suis pas trop mal tiré.
ADÈLE
Je vous conseille de vous vanter.
FLORBEL.
Comment donc! une scène, une seule scène, une seule petite scène , qui me vaut cinquante louis.
SGEIVE XII. 46r>
ADÈLE. '
Il faut que ce jeune homme soit d'un aveuglement...
JfiNNY.
Ah ! Rosalie ^ quel mari cela fera !
ADÈLE y hfu k Rosalie.
C'est moi qu'il épouse.
ROSALIE , k Adèle.
Laissons-lui son illusion.
ADÈLE , k Rosalie.
Sans doute. (Haut.) Vous allez tenir une maison magnifique.
JENNY
Je n'en serai pas plus fière, je vous jure.
ADÈLE
D'abord ; mais vous prendrez parla suite l'impertinence de la fortune.
Je n'en connais pas de plus ridicule.
ADÈLE
C'est vrai, et cependant on ne voit que cela.
JENNY
Je ferai donc exception.
ADÈLE
Vous ne voudrez plus entendre parler de nous.
JENNY
De vous ! mes amis !
4 ADELE.
Une aussi grande dame !
JENNY
Je n'oublierai jamais le service que vous venez de me rendre. Il serait pourtant nécessaire de décider ce que nous ferons à présent.
FLORBEL.
Cela vous regarde. Pour moi ^ mon épingle est hors du jeu.
JENNY
Rosalie y toi qui as de Fimagination...
En faut-il tant avec un homme qui vous adore à ce point ?
JENNY
Il est vrai ; je n ai qu'à commander.
ADÈLE , k part.
La folle ! ( Haut ) Il sera trop heureux de vous obéir.
JENNY
J'avais toujours dans Tidée que je ferais un bon mariage.
ADÈLE
Avec votre mérite...
JENNY
Ma chère Adèle, laissez -moi faire, je veux vous chercher aussi dans ma société un mari qui vous convienne.
ADÈLE
C'est trop de bonté. ( Bas , k Rosalie. ) La tête lui tourne. Elle me fait pitié.
ROSALIE
Ce que c'est que d'être désintéressée ! Personne ne pense à moi.