‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 38 sur 249 · MÈNE III · texte numérisé non relu

MÈNE III

M. FILLÂHS;

A présent, (^tes-moi lé nom de la demoiselle»

.M. DUCASTEL,

Devins».

M. FU^LARS, «lerant la vois.

Madame Mairet, qui est-ce qui est à marier ici?

M. DUGAST£L , bas k M. Fillars.

Il n'y a point de nécessité à mettre cette femme en tiers dans ce que nous disons*

MAOAMBMAIRET.

Vous.

M, FILLARS 2 haut k madame Maire l.

Bien obligé. (A M. Ducastei.) Elle n'a pas compris ma question. Nous disons donc...

M.DUCA^TBf..

C'est vous qui dites; je ne dis rien.

AL FILLARS^

Diantre! j'ai beau chercher, je ne vois personne ici qui vous convienne. Mademoiselle Davaine est trop jeune, et elle n'est pas jolie. Célestine de la Mare a une inclination. C'est peut-être mademoiselle de Fougères j maïs elle louche, et elle prend déjà du tabac. A moins que ce ne soit la petite Pajol,^qui a le bout du nes^ rouge.... Je suis imbécile... C'est Aglaé de Saint-Ange; la voilà trouvée! Vous n'êtes pas de la ville, le bruit de son aventure n'aura pas été jusqu'à vous.... C'est elle. Elle est bien aimable; nous n'avons rien de mieux. En la tenant isolée, ne la quittant pas , elle peut faire une femme charipante.

70 LE MAEIAGE HANQUÉ

M. DUGASTEL.

Ëh bien! ce n'est pas encore cette demoiselle-là.

M. ^ILLARS. <•

C'est donc une veuve? Madame de la Blotterie, peut-être, qui se peint les sourcils, et qui a un faux râtelier par en haut.

M. DXJCASTEL.

Ce n'est point une veuve.

M. FILLARS.

Alors, je m'y perds.

M. DUtASTEL.

Cherchez donc bien.

M. FILLARS.

Que voulez- vous que je cherche?

M. PUCASTEL.

Vous me faites trembler de penser que ma future n'est pas plus connue de vous , qui paraissez si bien connaître tout le monde.

M. FILLARS.

Nommez-la-moi , je vous dirai bien ce qui en est.

M. DUCASTEL.

Non. Si vous l'eussiez devinée, je ne vous aurais pas démenti ; mais je ne vous la nommerai pas. Ces choses-là demandent du secret.

M. FILLARS.

Du secret ! Il n'y a pas de secret sans exception.

M. DUCASTEL.

Écoutez donc : cette personne n'habite peut-être pas la ville.

M. DQGiSTUi.

Si elle habite le département, je la connais. Chez, qui devez*vou& vous trouVer avec elle ?

M. DUGASTEL.

Je n'en sais rien.

M. FnXARS.

Qui est-ce qui doit vous présenter?

M. DTJCASTEL.

Tenez, je vais vous lire la lettre que j'ai reçue à ce sujet, en vous cachant cependant le nom de la personne en question et la signature de celui qui m'écrit.

M. FILLARS.

Celui qui m'écrit ! Pas de doute àièîÇdL que la lettre ne soit d'un homme.

M. DUGASTEL.

Vous verrex si vous reconnaîtrez le portrait qu'on

me fait.

M. rnxARs.

Lisez.

M. DUGASTEL tire de sa |>oche une leltra qu'il lit.

OC Mon cher ami... »

»L FILLARS.

Mon cher %mi !

M. DUGASTEL.

Ah! voici l'endroit, ce Mademoiselle de... »

M. FILLARS.

C'est une demoiselle de...

M. DUGASTEL; conUnuant.

«Mademoiselle de.*, est fort raisonnable, n

7!l LE KABXAGfi XAN<}U£.

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