‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 67 sur 249 · SCÈNE tl · texte numérisé non relu

SCÈNE tl

MADAME SORBET,' JFlORIMON ," et un peu aprë. VICTOR /

MADAll£ SORBSX , dfun toa mieUeux et faisant la re'verence.

J)êsirez*vou6 quelque chose, monsieur?

FfiORIMON. ♦

Je voudrjcîs déjeuner^ madame.

MAbÂME SOKBE^ sonne, Victor parait.

Voyez 09 que monsieur désire.

FLOHIMON. ,

Doiuaêz-inoi un beefteck.

^ MADAME SORBET

Monsieur, je ne tiens pas le déjeuner à la fourchette.

FLOBIMON.

Alors, madame, fait)Bs-moi donner des côtelettes.

fl42 MABAMC SOftBET.

MADAME SORBET

Prenez donc garde, monsieur, qV^K^est encore (Ui restaurant , et Tan ne trouve' ici que ce qui constitue Panctenne limonaderie.

' FLOBfMON.

Pardonnez mon ignorance , madame , et faites-moi l'honneur de m'indiauep»ce que je pui^ raisonnablement demanden

MADAME SORIET. '

Vôulez-vous une bavaroise, une limoilade, de l'orgeat, da thé, du chocolat; du café? J'ai (lu café excellent

FMUIIMON.

Garçou! dii café. (Victtjrs'en w/) Je ne veux guère manger; car j'ai un rendez-vous à une heure, au Ro^cher de Cancale, poiîr un déjeuner de goilrmands, tous beaux esprits ; et les gens de province n'ont pas souvent dfe ces régals-là.

MADAME SORBET

Vous êtes de province, nionsieiirj Je ne l'aurais pas cru. • • t

FLORIMON.

Et pourquoi cela, s'il vous plaît, madame^?*

MADAME SOUHST.'

C'est que, pour la plupart , les gens de province ont un certain air

FLORJMON.

Un certain air gauche ^ n'est-il pas vrai? je sais que c'est l'opinion des Parisiens ; bpinion qui n'fest fondée sur rien , et que je leur pardonne d'autant

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