‹ Proverbes dramatiques (volume 3)Chapitre 71 sur 249 · SCENE VI. tm · texte numérisé non relu

SCENE VI. tm

FLORIMON.

Je la contemplais y et bientôt un feu dévorant s 'emparant de mes veines, pour la première fois de ma vie je m'applaudis d'être riche et de posséder un nom illustre. Je ne sais quoi me disait que cette femme était libre. Le spectacle fini, je voulus la rejoindre, elle avait disparu.

MADAME SORBET

Grands dieux ! quelle catastrophe ! Avant d'aller plus loin, permettez-moi, monsieur, une question de femme : comment cette dame était-elle mise ?

FLORIMON, à pfirt. *

Diantre! je n'avais pas prévu cette question. (Haut. ) Son vêtement était d'une couleur à la mode.

MADAME SORBET

Je ne sais quelles sont les couleurs à la mode. Depuis la mort de monsieur Sprbet, je ne porte jamais que du noir ou du blanc.

FLORIMON.

Attendez donc, je crois me rappeler Ouï , je ne

me trompe pas ; sa robe était petit-gris.

MADAME SORBET

Petit-gris! c^est possible.

FLORIMON, avec une grande chaleur.

Vous jugez de mon chagrin. Je m'informe partout. Je cours les promenades, les lieux publics, sans découvrir les traces de celle sans laquelle il ne m'est plus permis de vivre. J'allais m'abandonner au désespoir, lorsque ce matin le hasard la présenté à

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