‹ Proverbes dramatiques (volume 4)Chapitre 185 sur 240 · MADAME DER VILLE, HIPPOLYTE, FÉLIX · texte numérisé non relu

MADAME DER VILLE, HIPPOLYTE, FÉLIX

FELIX, d'un ton doucereux.

Bonjour, ma bonne tante , bonjour, cher Hippolyte; combien j'ai désiré cette heureuse réunion! Je reviens d'un endroit déHcieux, où l'on a eu pour moi les soins les plus touchans; mais vous n'étiez là ni l'un ni l'autre, et mon âme n'était pas contente.

MADAME DERVILLE

Ton divertissement a-t-il réussi ?

FÉLIX

Au-delà de toute expression. Cette fête de famille était vraiment celle du sentiment. On était ému , on était attendri : et au dénouement chacun fondait en larmes.

HIPPOLYTE

Dans un divertissement?

FÉLIX

Oui , mon ami. Mais n'y a-t-il pas des larmes qui viennent du cœur, et qui font plus de bien que les éclats bruyans de la joie?

Zoi LE DUEL.

MA.DAME DERVILLE, à Hippolytc qui regarde son cousin d'un air d'ëtonnement.

Tu ne conçois pas cela, toi qui aimes les éclats. Félix est doux et pacifique, et quoique tu sois toujours prêt à faire la guerre , comme vous êtes bons tous les deux, je suis sûre que vous vous entendrez fort bien ensemble. Adieu; mes enfans,

je vous laisse. ( Elle prend la main d'Hippolyte , et lui dit bas avec une intention marquée. ) AdicU , HippolytC ; SOis

sage. . .

FÉLIX

Ma bonne tante , voulez-vous que je vous donne le bras jusqu'à votre appartement?

MADAME DERVILLE

Eh! non. Je ne suis plus un enfant; on peut me laisser aller toute seule.

( mie sort. )

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