SCENE m. ' iiS
, , M. BÉNIN
Non.
M. PRESSÉ
Oui , elle a volé à l'aide d'escalade.
M. PONCTUEL
Si elle a volé dans un endroit clos, que la porte n'ait pas été ouverte, ou qu'elle n'en ai^ pas eu les clefs , point de doute qu'elle n'ait volé à l'aide d'escalade.
M. PARLAVIDE.
Monsieur, dites-vous oui ou non ?
M. PONCTUEL
A cause de l'incertitude, je dis non.
M. JOVIAL
Non. (Poussant M. Lévcille qui dorf.) A VOUS. M. LÉVEILLÉ , mal éveillé.
Après VOUS.
M. JOVIAL
J'ai parlé , moi.
M. LÉVEILLÉ, bas.
Comment avez-vous dit ?
M. JOVIAL , de même.
J'ai dit : non.
M. LÉVEILLÉ, liant.
Non.
M. INDÉCIS
Escalade vient du mot latin ycala , qui signifie échelle en français. Or, il ne m'est pas démontré
que l'échelle trouvée non loin de l'endroit par lequel la fille Mengin aurait franchi la muraille, lui ait véritablement servi à cet usage.
M. DURET
Monsieur , veuillez conclure positivement.
M- INDÉCIS
Positivement... non.
M. DURET
Quant à moi , je déclare , en mon ame et conscience, qu'il est prouvé que la fille Mengin a volé des lapins, la nuit, à l'aide d'escalade.
M. PARLA VIDE, souriant.
Votre déclaration est faite d'un ton qui ferait supposer de l'animosité contre la prévenue.
M. DURET
Je ne me laisse point influencer.
M. PARLAVIDE , affectant de la le'gèreté.
Qui pense à vous influencer?
DIXIÈME JURÉ , bas au neuvième.
Comme le ton du président est radouci !
NEUVIÈME JURÉ, de même.
Il a lu une lettre.
DIXIÈME JURÉ , de même.
Tiens , vous êtes aussi bon observateur que moi. J'avais bien vu aussi qu'il avait lu une lettre.