SCENE III. a
MADAME DEMBRTJN.
Il paraît bien espiègle. (A Coco.) Vous n'êtes plus dage à aimer les bonbons , mon petit ami ? coco.
Tout de même.
MADAME DEMBRUN.
Alors tendez votre petite main, je vais vous en donner.
(Elle lui donne des bonbons.) COCO, après les avoir mis dans sa bouche.
Pouah! que c'est mauvais.
(Il se met à pleurer.) LA LIMONADIÈRE.
Qu'avez- vous donc donné à mon enfant, Madame?
MADAME DEMBRUN.
Ce sont des pastilles de menthe.
COCO, pleurant plus fort.
C'est des dragées d'attrape, maman; c'est mauvais comme tout.
LA LIMONADIÈRE
Bois de l'eau, mon chérubin, bois-en beaucoup. (Elle lui verse de l'eau.) Je ne vous avais pas priée de lui donner des bonbons, Madame. Il n'est pas élevé à cela. Bois toujours, mon petit; avale le plus que tu pourras.
MADAME DEMBRUN.
Monsieur Flamet, expliquez donc à cette femme ce que c'est que des pastilles de menthe.
LA LIMONADIÈRE
Cette femme ! (A Coco.) Comment te trouves-tu à présent, mon ange?
COCO , pleurant toujours.
Pas si mal que tout à l'heure, maman; mais il me semhle toujours que ça me gargouille.
LA LIMONADIÈRE
Viens là-dedans te mettre devant le feu, je te frotterai le ventre.
(Elle emmène Coco.) MADAME DEMBRUN.
Il faut avouer, monsieur Flamet, que vous êtes d'un grand secours pour des femmes. Est-ce que vous ne pouviez pas imposer silence à cette harengère? Il ne doit venir personne chez elle. De quoi ça peut-il vivre? Avec la meilleure volonté du monde, moi qui ai l'habitude d'amadouer tous ces gens-là, je n'ai pas pu en venir à bout.
(Jéricho entre.) JÉRICHO.
Monsieur , j'avais peur de ne pas vous trouver. C'est qu'il n'y a pas à dire, en regardant la voiture, je viens de m'apercevoir qu'il fallait faire