‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 19 sur 232 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

L'ARCHEVÊQUE, madame BOUVARD, madame DE BERTHENAIS, M. LOVEL.

UN DOMESTIQUE , annonçant.

Madame de Berthenais ! M. Lovel !

MADAME DE BERTHENAIS, baisant la main de l'archevêque

Bonjour, mon oncle. Mon Dieu ! que je vous ai plaint ce matin à la cathédrale ; il y faisait un froid insupportable; je n'ai pas pu rester jusqu a la fin.

3a LA MATINÉE D'UN BKÉLAT.

l'archevêque.

Vous êtes heureuse, vous, ma petite-nièce; vous pouvez vous en aller quand vous voulez.

MADAME DE BERTHEJVAIS.

Permettez-vous que j'aie l'honneur de vous présenter M. Lovel ?

l'archevêque.

Je suis enchanté de voir Monsieur. ( a m. Lovel. ) Le portrait de ma petite-nièce, que vous avez fait dernièrement, est une des plus belles choses que j'aie vues; mais serez-vous aussi bien inspiré quand il s'agira de ma vieille figure ?

MADAME DE BERTHENAIS, basa M. Lovel.

Force complimens.

M. LOVEL

Monseigneur , je ne serais pas digne du nom d'artiste si je me trouvais sans inspiration pour rendre des traits aussi nobles, aussi gracieux que ceux de Votre Eminence.

l'archevêque.

Vous allez me demander bien du temps. Un prélat qui veut faire son devoir n'a pas beaucoup de loisir.

MADAME DE BERTHENAIS.

Cher oncle, il est. très-louable de se sacrifier à son diocèse ; mais ne doit-on rien faire pour sa

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