SCENE III
madame BOUVARD, LAURENT.
MADAME BOtJVARD.
Ce sera assez pour prendre patience jusqu'au dîner.
LAURENT
Si ce pauvre Francelet avait eu un déjeuner comme cela à la place de son méchant haricot de mouton, il aurait bien pris patience aussi, j'en suis sûr.
MADAME BOtJVARD.
Vous ne pouvez pas dire que monseigneur ne se soumet pas ; il n'y a rien de gras clans tout ce qu'on vient de nous nommer. Otez la soumission; supposez que chacun puisse faire à sa guise, il n'y a plus de péchés; alors il n'y a plus de religion. J'ai été bercée là-dedans , je connais tout cela comme ma poche.
LAURENT
Je m'en vas, je m'en vas, parce qu'il y a des choses qui me démontent.
MADAME BOUVARD
Vous êtes donc pour la révolte?