‹ Proverbes dramatiquesChapitre 115 sur 255 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LOUISE

C*est le cocher de madame de Rudens, puisque vous faites toujours des questions.

En voilà encore un !

LOUISE

11 y en aura cent si vous ne vous taisez pas. Ne lui sied-il pas bien de faire le jaloux quand ma première pensée a été de le placer dans une maison où je sais que je pourrai le suivre aussitôt que je voudrai ? Doutez-vous que si madame de Walter vous eût refusé, j'eusse jamais songé à entrer chez elle? Non. Eh bien ! alors, que voulez-vous?

BIBER

Vous êtes fâchée à présent qu'on m'ait accepté.

LOUISE

Oui, parce que ce n'est plus cela. Cette maladie du margrave m'a fait faire d'autres réflexions. L'évêque qui , dit-on , lui a parlé maîtresse ce matin , va sans doute lui parler religion ce soir; et religion ça ne peut plus être madame de Walter.

BIBER

Voyons donc, voyons donc ; est-ce qu'il faut absoluinent que madame de Waker soit la bonne amie du margrave pour être dame d'honneur de la margrave?

LOUISE

Je ne sais pas trop comment ils font cadrer cela ensemble ; mais il me paraît que ça se tient.

BIBER

Ça ne se tenait pas pour madame.

LOUISE

Quand madame a eu sa place , le raai^rave venait de se marier, il ne pouvait pas faire cette conditinn-la-

BIBER, • -

D* autant que je crois bien que madame,..

LOUISE , Lui dt>tiiiimt un pi^^E iuufllÉt.

Vous êtes uu innocent , mon cher Biben

BIBER

TJ'entends-tu pas madame qui sonne?

LOUISE

Eh! mon Dieu, oui. J'y vas,

( Elle lurt en riaoL ) BIBE?.

Elle a fair de croire que madame.. ., Dans le fait, ce n'est pas impossible. Madame qui aime tant à taire des affaires, c'aurait été une belle affaire pour elle, et qui ne Taurait pas empêchée de faire d'autres affaires j au contraire,

LOUISE , teaattt une ieltre.

Quand je vous disais tantôt que notre disgrice ne nous empécberait pas de contenter le maître de poste de Saurbach, celui qui m'adonne ce diamant. Tenez ^ voilà une lettre pour lui,

BIBER

Quoi ! madame , malgré sa dou]eïu\.,*

LOUISE

Oui, oui; malgré sa douleur , madame a fort bien trouvé moyen d'arranger cela avec le président. Portez cette lettre à l'auberge des Trois-RoiSj fau-

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