M. SAINT-UT3UNT
J'aurais eu un fils, que je n'aurais pas agi autrement pour lui.
RAYMOND
Je suis bien coupable alors , car la vérité m'oWige à vous dire que je ne vous en ai jamais eu la moindre obligation. Dans ce moment-ci , que me voulez-^ vous ?
M. SAINT-UTSUNT.
Vous avez l'esprit élevé, une grande facilité deconception ; c'est une justice que vos supérieurs se plaisent à vous rendre. Ce sont de bons protecteurs
Googk
M4 UE SÉmMARISTE.
avec lesquels il serait peut-être dangereux de rompre trop brusquement. L'incertitude de votre position dans le monde leur avait fiiit espérer que vous continueriez à marcher dans la route qu'ils avaient trar céç devant nous ; elle est infinie. Quelque ambition que vous puissiez avoir, en restant fidèle aux engagemens que l'on vous ferait contracter, vous êtes assuré d'arriver un jour à la position la plus brillante. Répudierez-vous un pareil avenir pour une folie, une amourette, un mariage?
RAYMOND
Quel mariage?
M. SAINT-UTSUNT.
Une vie obscure passée auprès d'une femme aussi simple, aussi nulle que la nièce de madame Hébert.
RATMOIO).
I^ nièce de madame Hébert, sa nièce, dites-vous ? Vous ne savez rien , monsieur Saint-Utsunt.
M. SAINT-UTSUNT.
Je ne sais rien ! , Ce seul mot m'éclaire ; je sais tout.
RAYMOND, avec chaleur.
Non, monsieur; encore une fois, non; vous. ne savez rien. Gardez-vous, monsieur, de donner à vos soupçons un éclat dont vous pourriez vous repentir.
M. SAINT-UTSUNT.
Vous le prenez sur un singulier ton avec moi,, monsieur Raymond !