‹ Proverbes dramatiquesChapitre 203 sur 255 · SCÈNE ^XII · texte numérisé non relu

SCÈNE ^XII

MADAME LAROCHE^ ensuite MADAME HÉBERT. MADAME LAROCHE.

En conscience, je trouve que ce garçon-là a tout ce qu'il faut pour faire un bon mari. Mais , mon Dieu! que le sentiment est bavard! Je ne plaindrais pas beaucoup madame Hébert ; elle ne tient à personne ; sa nièce mariée peut à'en aller bien loin : à qui s'intéressera-t-çUe ? Madame Hébert a besoin d'aimer. Elle ne s'en apercevait pas, parce qu'elle avait ces deux enfans; mais seule, que deviendrat-elle? Raymond la conduira beaucoup mieux que ce méchant apôtre dont elle finirait par être la victime. Il y a du ccfeur dans ce jeune homme -là, du moins. Pauvre petit diable ! Je l'ai vu assez attentit

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auprès de Nanette, il y a quelque temps. Il a fait, ce matin y une déclaration d'amour à Louise ; i) est persuadé à présent qu'il n'a jamais aimé que madame Hébert, et tout cela de très-bonne foi. (Madame

Hébert entre d'un air inquiet, en regardant de tous côtés.) VoUS cbercbeSl

, quelqu'un?

MADAME HÉBERT

Est-ce qu'il n^est pas ici ?

MADAME LAKOGHE.

Qui?

Raymond.

MADAME HÉBERT

MADAME LAROCHE

Non, je l'ai envoyé chez moi.

MADAME HÉBERT

Pourquoi faire?

Pour vous sauver le premier moment à tous les deux. Si monsieur Saint-Utsunt a continué avec vous comme je Tai entendu commencer, vous devez croire que Raymond est im homme à pendre.

MADAME HÉBERT

Monsieur Saint-Utsunt pense très-bien, vous ne pouvez pas dire le contraire.

'MADAME LAROCHE

Il ne s'agit pas de penser. Croit-il un mot de ce qu'il pense?

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