SCÈNE m
MADAME CABRÉ
A qiii le dites-vous, monsieur du Rosnay ?
M. DU ROSNAT.
Nous avons ri comme des jeunes gens.
MADAME CARRÉ, d'an air de ntisfactioiu
C'est vrai que je vous trouve bon visage. De quoi donc avez-vous ri?
VICTORINE , avançant un si^e.
Monsieur du Rosnay , voici un fauteuil.
M. DU ROSNAY
Ah çà , mademoiselle Victorine , est-ce que vous allez recommencer votre bonne maman et me gâter comme elle le fait?
MADAME CARRÉ
Effectivement, vous êtes bien facile à gâter. Asseyez-vous, asseyezrvous.
M. DU ROSNAY
De grâce , laissez-moi comme je suis.
MADAME CARRÉ
C'est que j'ai à vous consulter , et je voudrais vous voir à votre aise. Supposons, monsieur du Rosnay, qu'une dame qui a une fille à marier ait trouvé pour Victorine
(Tout le monde rit. ) MADAME DUBREUIL.
Maman ne sait pas supposer.
MADAME CARRÉ
C'est vrai. Je suis plus libre quand je dis les choses