SCENE VIL
1MADAME DUBREUIL, MADAME DE CRÉDICOURT, mohsieur DE BRETIGNAC , VICTORINE.
M. DE BRETIGNAC, à madame Dubreuil.
Madame votre mère ne me voit pas d'an œil favorable.
MADAME DUBREUIL
Que cela ne vous effarouche pas, monsieur le comte.
MADAME DE CRÉDICOURT.
Elle nous a quittés sans doute pour aller consulter son oracle. Cet ascendant de M. du Rosnay sur elle me paraît une chose bien singulière. (En riant.) Si Victorine n'était pas là, je vous ferais une question.
MADAME DUBREUIL, très-serieusement.
Ma mère a transpoi:té à monsieur du Rosnay tout le respect qu'elle avait pour mon père, dont il était le meilleur et le plus ancien ami.
MADAME DE CRÉDICOURT.
Prenez donc garde que je ne blâme jamais rien. D'ailleurs, à l'âge qu'ils ont ! Mais monsieur du Rosnay a été militaire, puisqu'il a servi en Russie; pourquoi n'est-il pas employé quelque part? ça ferait encore un excellent lieutenant de roi.
M. DE BRETIGNAC
Il est certain qu'après les espérances flatteuses que madame a bien voulu me permettre, il est cruel de voir mon bonheur à la merci d'une influence étrangère. Je suis dans une position fort délicate. Les mé-