SCÈNE IL
M. JAœB, M. DES CONTOURS.
M. DES CONTOURS
Bonjour, monsieur Jacob. Vous m'avez donc trouvé une voisine? Si, pendant qu'elle est en ti'ain,
elle voulait aussi m'acheter ma terre, je lui en ferais bon marché. £st*ce une femme aimable? Est-elle jeune? Est-elle jolie? Comment s'appellet-elle?
M. JÂG06.
Elle s'appelle madame Dumont.
M. DES GOIïTOURS.
Madame Dumont ! C'est bien commun ce nom-là. Qu'est-ce que fait son mari ?
M. JACOB
Son mari ne fait plus rien ; il est mort.
M. DES CONTOURS
Elle est veuve ! Ah ! mais , c'est charmant. A-t-elle des enfans ?
Un fils bossu , qu'elle a mis dans une maison d'orthopédie, dans l'espoir qu'en sortant de là il ne sera plus que voûté.
M. DES CONTOURS , se frottant les mains.
C'est une personne qui ne se fait pas d'illusions, à ce qu'il paraît. Et vous dites qu'elle est jolie ?
M. JACOB
Je ne vous l'ai pas encore dit; mais j'aurais pu vous dire que c'est une femme très-bien conservée. A vue d'œil, elle doit avoir à peu près
M. DES CONTOURS
Quarante mille livres de rentes ?