‹ Proverbes dramatiquesChapitre 38 sur 255 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. DR^YËL, MADEMOISBLLB VËRDIER.

MADEMOISELLE YERDIER.

C'est singulier, monsieur, les enfans ne changent pas. J'ai vu madame venir au monde; elle a toujours été gaie comme elle l'est aujourd'hui; toujours la même malice. Cette espièglerie qu'elle veut faire à madame de Cambrouze, c'est bien dans son caractère, par exemple.

M. DRAYEL.

Je suis seulement fâché de la voir attirer des abbés chez elle.

MADEMOISELLE VERDIER

Celui de ce soir n'est encore qu'un petit abbé.

M. DRAVEL.

Ces messieurs*là grandissent bien vite, mademoiselle Verdier !

MADEMOISELLE YERDIER.

Que voulez-vous y faire, monsieur? c'est la fureur aujourd'hui, et je ne vois pas qu'on en soit meilleur. De toutes les dames qui sont venues ce matin pour savoir quelle toilette il fallait faire pour ce sermon , aucune n'a voulu écouter l'histoire de mon petit Jo-» seph : elles ont leurs pauvres, disent-elles. Je ne sais pas comment cela se fait, tout le monde a ses pau-^ vres , et les pauvres n'ont personne.

M. DRAVEL.

On n'entend plus remuer dans le salon, ce me semble.

MADEMOISELLE YERDIER va kla porte.

Voilà le prédicateur qui fait semblant de prier, et raiiditoire qui fait semblant de Fimiter. Ça commence.

M» JÏRÂVKL fait ligne b mademcuDlle Terdlcr Js revi&mF auprej ^ tui.

Vous vous intéressez donc beaucoup à cet enfant?

MADEMOISELLE VERDIBR.

Comment ne s'y intéresserait-on pas? Si monsieur le connaissait, je gage qu'il s'y intéresserait comme moi. 11 m'écoute comme si j'étais sa mère; je l'entretiens dans de bons sentimens ; il sait sa religion comme un bijou. Tous les dimanches , la petite veste et le petit pantalon de vduurs bleu, des souliers cirés , du linge blanc j et le chapeau neuf; le fils d'un seigneur ne serait pas plus propre- Joignez à cela qu'il ne ferait pas ce jour-là le moindre ouvrage, excepté pour la maison : ça attache.

M. DRAVEL.

Allez donc écouter un peu-

MADEMOISELLE YERDIER rcLourtic k L porte du ^alon, et tr;i[i£mut.clc trmft^

Voltaire.-" la révolution..,, les athées et les philosophes..., Rousseau y le phis perfide de tous,*., la liberté et l'égalité.... Fusurpateur.... la Cliartc... l'oppression sous le nom d'ordre légal....

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