M. I.E.SEC
Il avait peut-être les yeux ouverts à cette époquelà > mais il n’était plus temps. Cotumerft n’esNôn pas raisonnable? Je n’avais 'qu’à faire comme lui, vouloir doubler ma fortune; je serais dans le même état à cette heure-ci. Je vous demande un peu ce que va devenir sa fille. ,
MADAME BADVI..VS.
Par bonheur pour elle, il lui reste monsieur votre fils. - . f. 1 I. , ■
8CÈME VIII. . r < ' SSI
M. LESEa
. Vraiment, inaUame-, de quoi voyeméteK^vous?
• ' CATBERIWE. '
, Est-ce que vous penseriez à nous abundonner, monsieur? " , '
M. LKSRC. 1 > .
Catherine , il n’y a que mon fils et moi qui sachions les sacrifices de tous genres que nous ayons faits dans cette affaire. Nous y avons mis, je puis le dire^ une patience et une gén(^rosité ians bornés. Nous savions très-bien que mademoiselle Annette avait une préférence marquée pour Un autre jeune homme , cpie sa mère elle-même partageait cette préférence, et nous avons toujours feint de l’ignorer.
CATHERIMK, ‘ ^
Quoi! monsieur, on vous avait dit...
M. LESEC
Oui, Catherine; et au lieu d’éclater en reproches, et de troubler la bonne harmonie qui régnait entre moasieiirJDubqürget sa femme parla révélation d’un secret aussi important pour le repos de moii fik, nous neii .avons pas moins continué nos relations.
‘ ’ MADAME BABïLAS.-
Voilà de la délicatesse.
..... M. LESEC 1
Mais on se lasse à la fin.
, , , MADAME BABYI..A.<!. ... '
. Je- conçois bien cela, monsieur). .O , f-i -,
LES INTERPRÉTATIONS
«ns
M. LF.SEC.
Madame fVibour^ trouvait- sitiguHer que j’eusse demandé une augmentation de dot; elle en était comme choquée; mais, d’après ce que nous voyons, n’était-ce pas de ia prévoyance ?... Je ne devrais pas vous parler de cela ; cependant il faut bien qu’on le sache; car je ne. doute pas qu’on ne jette les hauts cris quand on apprendra que nous nous retirons. Je n’aî pas de préjugés. La fille d’un homme qui aurait fait une folie,, si cette folie u’avait.en rien dérangé sa fortune, me paraîtrait une hru tout comme une autre; je me ferais un plaisir de lui servir de père ; plus son malhetir ^rait grand , plus je l’entourerais de soins et de prévenances; c’est tout natureL Mais que peut-où faire pour une jeune personne comme mademoiselle Annette?
MADAME BABYLAS
C’est pourtant vrai , mademoiselle Catherine.
M. LMEC. . . .
Qui a une autre inclination , je le répète. De ce qu’oii a commencé à se sacrifier, s’ensuivil qu’il faille oousominer sa mine? J’ai ma famille, à laquelle je me dois encore plus qu’à celle de monsieur I)uhourg.
CATHERINE
Si vous vouliez entrer à la maison , monsieur.
^ M. I.ESEC.
Non, Catherine, je n’.ài riéri à y faire. C’est cruel à dire ; mais quand j’ai donné des conseils et qn’on