SCÈNE Xll
madame de BRÉCOURT, M. DE GROSSE-BORNE.
MADAME DK BRÉCOURT, avec un visage riant.
Monsieur de Crosse-Borne , vous ne vous attendiez pas à me trouver préfet. ( d un lou <)<■ <'onfuu«.) Monsieur de
LA DESTITUTION
Brécourt n’avait pas encore déjeuné , et je viens de le forcer à quitter son cabinet pour prendre quelque chose. Il va revenir dans l’instant.
M. DK GROSSE-BORNE.
Il faut manger, il faut manger, madame; vous avez raison. D’autant plus que nous dînerons tard aujourd’hui. Monsieur le marquis va nous traiter à la mode de Paris ; nous ne nous mettrons guère à table qu’à six heures. ( u nt.) Eh ! eh 1 eh !
MADAME UE BRÉCOURT
C’est bien possible. (Eii.rit.) Eh ! eli ! eli !
M. DE GROSSE-BORNE
Il faut prendre son parti. (Unt.) Eh! eh ! eh!
MADAME DE BRÉCOURT
Je le pense comme vous. Eh ! eh! eh!
M. DE GROSSE-BORNE
U est gourmet le marquis, très-gourmet. Le jour qu’il a dîné chez moi, je m’étais procuré une truite saumonnée à laquelle il a bien fait honneur. 'Il m’en parlait encore hier. « O la bonne truite saumonnée que j’ai mangée chez vous ! » me disait-il. Ces hommes d’Etat, ça n’oublie rien, (iirii.)
MADAME DE BRÉX:OURT.
C’est très-heureux. Eh ! eh ! eh !
M. DE GROSSE-BORNÉ. '
C’est fort heureux. Eh ! eh! eh!
MADAME DE BRÉCOURT
Je vais vous envoyer monsieur de Brécourt.
( KlU sort. ^
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