‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 231 sur 254 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

M DE GROSSE BORNE, PICOT

Picot.

Est-ce que monsieur ne veut pas s’asseoir? (ii KTMCt lui liii».) voilà le fauteuil de monsieur le préfet.

( M . die GrOu«>Boni« regard« Picot , qui »ourit avec affecUUoa. )

M. DK GROSSE-BORNE. «Wyant.

Qu’est-ce que vous êtes ici , mon ami?

PICOT

Monsieur je suis garçon de bureau attaché au cabinet jjarticulier de monsieur le préfet.

M. DE GROSSE-BORNE

Vous devriez être vêtu de noir, à ce qu’il me semble.

PICOT

J’aimerais bien cela.

LA DE8TITLTION.

M. DE GROSSE-BORNE

Il VOUS faudrait aussi ime chaîne au cou, une médaille, comme vos pareils en portent à Paris.

PICOT

Oh ! bien oui, messieurs les préfets ne veulent pas faire ces sortes de dépenses.

M. DE GROSSE-BORNE

Ils ont tort. C’est comme cette manie qu’ils ont tous de se tenir dans ce petit cabinet-ci, quand il y a cette grande pièce qui le précède et qui n’a aucune destination.

PICOT

Ils trouvent qu’il n’y fait pas assez^chapd.

M. DE GROSSE-BORNE

Bast ! bast ! assez chaud. Quand on est préfet , on

doit toujours avoir assez de moyens pouf chauffer

une pièce. ' . '

PICOT

Ce n’est pas moi qui irais à l’encontre. Il me serait bien plus honorable d’ouvrir une porte à deux battans que non pas une petite porte comme celle-ci , qui s’ouvre tout de meme pour tout le monde, et avec laquelle on ne peut pas rendre plus de respect aux uns qu’aux autres.

M. DE GROSSE-BORNE

C’est mal calculé, même pour la considération personnelle du préfet, l.a première chose, c’est un grand cabinet, un graud bureau, une grande carte du dé-

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