‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 249 sur 254 · I.K COMTE · texte numérisé non relu

I.K COMTE

Oui, mais j’ai réfléchi. Je suis 'pour la justice comme pour ma grand’mére, je ne veux pas intervenir dans sa conscience.

LE PÈRE JOSEPH

Vous êtes un rude jeune homme avec vos éternelles , préventions. , ,

LECOMTE. • -

..Ayez-nous la guerre, père Joseph; occupez-nous. Notre inaction vousTest fatale, elle nous laisse trop de temps pour réfléchir, (a un dooMlUque qui entre.) QuC 106 VOu|eZ-VOUS? ( Le domestiqite [i«rle bn< au comte. ) VoUS permettez

que je VOUS quitte un instant?

LE PÈRE JOSEPH

Comment donc ! monsieur le comte.

'( Le comte «orl. )

LE PERE JOSEPH

LE DOMESTIQUE, <1’ud air <]• myitEre , au père Joseph.

MoBsieiir, je viens de dire à monsieur le comte que le sellier était en bas, bien persuadé qu’il aurait à lui parler. Votre frère vient d’arriver chez vous.

LE PÈRE JOSEPH

•Mon frère !

LE DOMESTIQUE

Jean est venu exprès pour que je vous en avertisse; voici une lettre qu’il m’a donnée.

LE PÈRE JOSEPH

Va donc voir si la porte est bien fermée. (PendaDt ,ue

le domestique execule ses ordres. ) Mon frère ! que vient-il faire à

Paris? 11 i y a plus de vingt ans que nous^ ne nous somnles^ni vus, ni écrit.

LE DOtaESTlQUK. '

Personne nulle part. •

LE PÈRE JOSEPH

Réponds vite. Quel est l’officier qui est venu voir ton maître ce matin ?

' *'■ LE DOMESTIQUE

Lequel ? Il en est venu plusieurs.

■ LE PÈRE JOSEPH

I^e dernier ; celui qui m’a précédé immédia-

tement.

] LE DOMESTIQUE

J’étais en commission dans ce monient-là. Vous sa-

lUALOGUE UI.

vez bien que ce n’est pas mot qui vous ai annoncé. Quelle figure a-t-il ?

LE PÊBE JOSEPH. * ' ,

Je ne l’ai pas vu; mais le comte m’en a parlé de manière à me faire désirer de savoir son nom , rien autre que son nom.

LE DOMESTIQDE.

Je demanderai à Isidore.

• , LE PÈBE JOSEPH.

Je vais donner le père Àmabie pour cliapelain à la marquise; tu n’auras pas l’air de le connaître.

LE DOMESTIQUE

Non, monsieur.

LE PÈRE JOSEPH

Tu tiens toujours la liste des livres que ton maître t’envoie demander chez Te libraire?

LE DOMESTIQUE , tinnt de m pocbc un laorceau de papier.

Voici la dernière.

^ LE PÈRE JOSEPH , prenant le pnpier.

(y est bon ; va-t-en.

( Le domeitique aorl. )

LE PÈRE JOSEPH , leulf lUant. '

Je ne m’étonne plus Avec de pareilles lectures,

il m’échappera toujours Père Amabie, il faut que

vous me vengiez de ce petit drôle-là. (ii ouvre la lettre de

■on fi+rc. )

" Liberté, égalité ou la mort!.... »

■ Dmitized by

LE PÈRE JO^PH

Vieux fou ! Il est incorrigible. (ii ut du Il n'a

pas avancé d’un pas; il est toujours en g3 C’est

une dernière «tentative qu’i} veut faire sur moi !....

Il vient de près de cent )ieuês pour cela C’est

du délire. Débarrassons-nous tout de suite d'un énergumène de cette force-là. Je n’attendrai pas le comte.

(Il tort.)

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